L’enfant-ourse

Ecoutez le message de l’enfant ourse…

« Les grues sont passées dans le ciel d’automne, du nord vers le sud.
Les nuits ont pris le pas sur les jours.
Sentez-vous cette invitation, faite à chacun et chacune d’entre nous, de prendre un temps de dormance ? Accordez-vous cette pause, rejoignez l’apparente obscurité de l’antre…
Là, dans l’ombre, installez-vous à votre aise, aménagez votre cocon et reposez-vous.
Écoutez le silence, observez la noirceur.
N’y a-t-il rien ici ?
Peu à peu, vous entendez… tinter les grelots, chuinter les cymbales.
Sous vos paupières closes vous voyez…s’allumer les étincelles, émerger les couleurs.
Vous ne bougez pas pourtant.
Mais la vie qui circule en vous, vous offre son spectacle. Etrange, peut-être même désagréable parfois, émouvant. Laissez faire. Ecoutez, observez encore.
Percevez-vous la
 danse joyeuse, voyez-vous les feux d’artifices ?
Sentez, vibrez, jouissez de ce mouvement continu !
Autant que vous le voulez.
Quand 
le temps sera venu, votre corps, par magie, de mouvements s’animera et vous vous déploierez à nouveau… dans la lumière. »

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J’aime beaucoup les histoires. J’aime beaucoup les images.
Elles arrivent toujours par surprise, au creux d’un songe que je me plais à prolonger, à dessiner sur l’écran noir de mes paupières puis à envelopper de mots tissés au fil des jours. Aimeriez-vous connaître le secret de la naissance de ce tableau ?
Oui ? Alors continuez votre lecture, je vous le livre ici !

L’enfant-ourse est née de la rencontre entre la douillette vision d’un bonnet de bébé 👶 — de ceux vous savez, que les stylistes ont affublé de mignonnettes oreilles ! — et d‘une sensation courant depuis plusieurs jours avec l’arrivée des frimas et une (trop) grande fatigue, qui peut se résumer à ce cri du cœur : « j’ai envie d’hiberner 🐻! !« .
Une feuille de papier a accueilli, sous la forme d’un crayonné, la vision née de la fusion. Puis, après un peu de temps pour bien sentir comment lui donner vie*, c’est sur ce petit carré de peuplier que je suis venue graver ses traits. Un peu plus tard encore… j’ai posé les couleurs avec toute la douceur et la délicatesse exigées par cet être.

*J’aime prendre le temps entre deux phases de travail pour que mes doigts sachent ce qu’ils ont à faire. Car dans ces « entre-deux », l’image se raconte et je comprends peu à peu ce qu’elle a à dire. Et cette femme à la mine enfantine m’a glissé, doucement et fermement : « descends dans les profondeurs, prends tout le temps nécessaire, écoute ce qui s’y dit. C’est de là qu’émergent les justes mouvements et paroles ».

Alors c’est décidé, cet hiver, j’hiberne !

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